- Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dit souhaiter dimanche que les cours reprennent dès ce lundi partout où la sécurité le permet.
- Mais plus de 400 établissements scolaires resteront fermés, selon le ministère de l’Éducation, à la veille d’une forte mobilisation annoncée par les organisations lycéennes mardi 6 octobre.
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Lycées, facs… le mouvement de contestation prend de l’ampleur
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“NIVEAU DE VIOLENCE ABSOLUMENT ABOMINABLE”
Interrogé sur les violences qui ont émaillé certains blocages, “on peut contester, (…) demander à discuter, mais la violence n’est pas un moyen d’expression”, tance Philippe Baptiste, fustigeant des “images abominables”, un “niveau de violence (…) absolument abominable”. “Tout cela doit cesser, cela n’a aucun sens. Ce n’est pas comme ça qu’on débat”, exhorte-t-il.
Le ministre de l’Enseignement supérieur cible au passage LFI, qu’il accuse d'”allumer le feu” et de “souffler sur les braises” pour “récupérer le mouvement”. “C’est une responsabilité politique”, insiste-t-il.
PHILIPPE BAPTISTE “CRAINT” UN EMBRASEMENT NATIONAL
Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste confirme qu’il “craint” un embrasement au niveau national du mouvement lycéen et étudiant, avant une journée de manifestations prévue mardi. “Oui je le crains, évidemment”, répond le ministre, interrogé sur Sud-Radio sur cette éventualité, alors que le mouvement depuis la semaine dernière est émaillé de nombreuses violences et interpellations.
Au total, “une trentaine ou une quarantaine” de sites d’universités pourraient faire l’objet de blocages ou de fermetures administratives, pointe-t-il.
LES RÉGIONS EN COLÈRE CONTRE L’EXÉCUTIF
L’association Régions de France, qui rassemble ces collectivités, affirme sur X (nouvelle fenêtre) avoir découvert en ligne “l’annonce d’une visioconférence” par Matignon, alors même que les présidents et présidentes de région “n’ont reçu, à cette heure, ni invitation, ni ordre du jour”. “Le sérieux, c’est pour quand ?”, cingle-t-elle.
“Le gouvernement prévoit de couper un milliard d’euros dans les budgets des régions en 2027. Soit 2,7 milliards d’euros en 3 ans”, déplore-t-elle encore. “C’est irresponsable alors même qu’elles comptent investir dans l’adaptation au changement climatique, notamment dans les lycées.”
LE POINT SUR LES BLOCAGES
Selon nos informations, dans le Rhône, des actions sont en cours au niveau de 12 établissements, dont 2 universités, 4 lycées et 6 collèges. Du côté de Nantes, tous les lycées sont fermés, et élèves et étudiants décideront aujourd’hui de la suite du mouvement. À Paris, des blocages ont débuté dans plusieurs lycées, notamment Montaigne, Charlemagne, Victor-Hugo ou encore Turgot.
À Lille, en revanche, la situation est plus tendue. Un barrage de poubelles enflammées a été érigé près du lycée Faidherbe. Le campus Pont-de-Bois de l’université de la commune est fermé pour la journée, tout comme l’IUT de Lille, sur le site de Villeneuve-d’Ascq. Des pompiers ont été pris pour cible par des projectiles.
“RÉPARER CE QUE VOUS AVEZ CASSÉ”
Le ministre du Travail et des Solidarités est aussi revenu sur le concept de “casseurs payeurs” défendu par la porte-parole du gouvernement. “Il faut apprendre très tôt qu’on est responsable de ses actes”, et en cas d’atteinte au bien public, “il n’est pas anormal qu’on vienne chercher votre responsabilité pour réparer ce que vous avez cassé”, plaide Jean-Pierre Farandou.
Quitte à puiser dans les aides sociales ? “Oui. (…) Il faut que chaque foyer puisse conserver un minimum à vivre, mais je pense qu’il est très important d’inculquer aux gens : vous êtes responsables de vos actes à titre individuel”, défend-il.
“PAS DE CARACTÈRE D’IMPUNITÉ DANS CE PAYS”
Faut-il poursuivre les responsables politiques qui encourageraient la violence ? “Ce n’est pas parce qu’on est élu qu’on a une espèce d’impunité. (…) Si un élu dit des choses contraires à l’ordre public, dit des choses qui sont incitation à la haine, la haine raciale, la violence urbaine, oui dans ces cas-là, il y a un problème”, estime Jean-Pierre Farandou. “Il n’est pas anormal dans ces cas-là qu’une plainte puisse être déposée”, car “il n’y a pas de caractère d’impunité dans ce pays”, appuie-t-il.
En revanche, il ne s’aligne pas sur la demande du patron de LR Bruno Retailleau, candidat à 2027, de faire interdire LFI. C’est un “parti démocratique, élu par des citoyens”, il ne faut “pas une approche collective qui ciblerait l’ensemble de l’organisation”, mais les “individus, mais qu’ils soient LFI”, doivent “faire attention”, plaide le ministre.
“PLUS DE LA VIOLENCE URBAINE QUE DE LA GENTILLE MANIFESTATION”
Interrogé sur le dispositif sécuritaire, Jean-Pierre Farandou n’y voit pas de violences policières. “En marge de ces manifestations, (…) des jeunes ont commis des actes très graves”, comme des “passages à tabac”, fustige-t-il, défendant le “maintien de l’ordre” et rendant “hommage” aux gendarmes et policiers. “Ils font un métier pas facile, (…) à un moment donné c’est plus de la violence urbaine que de la gentille manifestation de lycéens”, affirme-t-il.
“Il faut démêler, dans une masse de jeunes, quels sont les jeunes lycéens qui manifestent légitimement et, malheureusement, mélangés avec d’autres qui sont là pour casser des passants, de la police, du bien public”, déplore-t-il. En revanche, il y a “deux, trois affaires repérées” dans les rangs des forces de l’ordre pour des cas de violences, qui ont été “déférées devant la justice” qui ira “au bout des enquêtes”.
APPEL DE MÉLENCHON À LA NON-VIOLENCE : “TANT MIEUX”
Quant au soutien apporté par LFI aux contestations, “au début de l’affaire, plusieurs élus ont plutôt mis de l’huile sur le feu”, regrette le ministre du Travail. Il évoque notamment les propos du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, qui a estimé que la violence pouvait être “légitime”, mais que “l’éviter, c’est mieux”. “La violence légitime de la jeunesse contre qui ? Les forces de l’ordre, le bien public, les passants ? Il faut faire attention”, insiste Jean-Pierre Farandou.
“Les premières postures de LFI étaient quand même plutôt pour appeler à la violence qu’à la calmer”, mais “tant mieux” si Jean-Luc Mélenchon a ensuite appelé à la “non-violence”, poursuit-il toutefois.
“IL FAUT ÉCOUTER, ET DIALOGUER”
“Il y a des revendications qu’on peut satisfaire et on le fait, et puis il y en a d’autres, quand ça demande beaucoup d’argent public, comme en ce moment, il y a une grosse tension sur les finances publiques, c’est plus compliqué”, ajoute Jean-Pierre Farandou. “Il faut écouter, et dialoguer, et trouver les réponses possibles.”
“APPORTER DES RÉPONSES SOLIDES”
Invité sur LCI, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou plaide pour “écouter ce qu’ont à dire les lycéens”, soulignant que son collègue de l’Éducation nationale a “jeté les bases d’un dialogue” tandis que le Premier ministre a demandé à ses ministres “une feuille de route” pour “apporter des réponses solides”. Les revendications sont “légitimes” et “localisées”, “il y a aussi des sujets locaux”, appuie-t-il, assurant que le gouvernement apportera des “réponses très concrètes”.
“Manifester, c’est tout à fait normal, (…) ce qu’il faut éviter, c’est que des éléments extérieurs viennent se greffer”, sans quoi des “violences” éclatent, poursuit-il.
LE PROJET DE LOI “CASSEURS-PAYEURS” EXAMINÉ LE 27 OCTOBRE
Le projet de loi “casseurs-payeurs” sera examiné au Sénat le 27 octobre, a annoncé lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur Europe 1/Cnews dans le contexte des violences autour des blocus lycéens. Ce texte crée “une forme de responsabilité collective”, en donnant la possibilité de faire payer, y compris par le recouvrement des aides sociales, des dégâts à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, même si elle n’en est pas l’auteur.
Blocus des lycées : que prévoit le projet de loi “casseurs-payeurs” ?
L’INQUIÉTUDE DES PARENTS DE LYCÉENS
Dans les Alpes-Maritimes, au moins 28 lycées vont rester fermés ce lundi. Les rassemblements devant les établissements concernés sont interdits par arrêté préfectoral. “Je n’ai pas envie d’envoyer mon fils devant toute cette violence”, confie un père de famille au micro de TF1. “Ce qui m’inquiète le plus, c’est de ne pas savoir combien de temps ça va durer”, nous explique une autre parent.
Blocus des lycées : l’inquiétude des parents
QUI VA PAYER LA FACTURE ?
En Nouvelle-Aquitaine, la note s’annonce salée. Une vingtaine d’établissements ont subi des dégradations pour une facture estimée à environ un million d’euros. La région va prendre en charge l’entièreté des réparations, mais avec des durées de chantier pour l’heure inconnues.
Lycées dégradés : qui va payer la facture ?
À QUOI S’ATTENDRE CETTE SEMAINE ?
Du côté des manifestants, le mot d’ordre est clair à l’aube de cette nouvelle semaine. “Ça va vraiment être une semaine noire. Blocus, blocus, blocus, blocus”, souffle une lycéenne au micro de TF1. “On va gagner, et je suis certaine qu’on va gagner, à condition qu’on continue cette mobilisation jusqu’à ce qu’il craque”, affirme une autre jeune femme. Ce lundi matin, plus de 400 lycées resteront fermés, principalement en Île-de-France, dans les Pays de la Loire et en Auvergne-Rhône-Alpes.
Le gouvernement redoute la journée de mardi. Les blocus pourraient alors s’étendre aux universités. Les syndicats et les organisations étudiantes appellent déjà à une mobilisation massive.
Blocus des lycées : à quoi s’attendre cette semaine ?
COURS EN VISIOCONFÉRENCE
Face à l’ampleur du mouvement lycéen, le ministère de l’Éducation a demandé à certains établissements de poursuivre les cours à distance, si l’accueil des élèves “en toute sécurité” n’est pas possible. Un dispositif redouté par certains professeurs.
Blocus des lycées : les cours basculent à distance
“C’EST NOTRE AVENIR QU’ON EST EN TRAIN DE SACRIFIER”
Sur la question de Parcoursup, “c’est une machine à broyer l’avenir des jeunes, on ne peut pas jouer”, poursuit Sophie Binet. L’an passé, “10.000 places ont été supprimées dans les universités, l’année d’avant 20.000, à cause des restrictions budgétaires”, assure la secrétaire générale de la CGT. “Il faut au contraire dégager des moyens pour nos universités et nos lycées, c’est notre avenir qu’on est en train de sacrifier.”
“IL FAUT ARRÊTER DE CULPABILISER LES FAMILLES”
“Les lycéens et lycéennes sont les premiers à regretter” les violences et leur coût, assure Sophie Binet. En revanche, elle s’oppose à la mesure envisagée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, de faire payer les frais aux parents de casseurs mineurs. “Il faut arrêter ce genre d’annonce populiste, (…) j’étais scandalisée. C’est toujours la même chose : il faut arrêter de culpabiliser les familles. En plus, ça tomberait sur les familles les plus précaires”, déplore la représentante de la CGT.
“La question des dégradations est mineure par rapport aux moyens à débloquer pour isoler nos établissements scolaires, mettre à niveau le bâti scolaire”, insiste-t-elle. Avant de critiquer à nouveau la “gestion” du gouvernement : “Jamais, au moins depuis mai 68, un gouvernement n’a eu une telle stratégie, c’est irresponsable.”
“LA QUESTION MAINTENANT, C’EST QUELLES ANNONCES CONCRÈTES ?”
Le Premier ministre a transmis une lettre à ses ministres en demandant de répondre aux revendications, mais l’exécutif a tardé dans sa réaction, regrette Sophie Binet. “Il était temps, mais il y a dix jours de retard. On ne décrète pas le retour au calme depuis sa tour d’argent, on le permet en répondant aux revendications et en mettant les moyens sur la table”, appuie la secrétaire générale de la CGT.
“La question maintenant, c’est quelles annonces concrètes ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec une telle colère, ce ne sont pas quelques mesures d’affichage ou d’enfumage qui vont satisfaire les revendications”, met-elle en garde. “Le budget est en train d’être discuté à l’Assemblée nationale”, mais la copie du gouvernement comprend “1.588 suppressions de postes d’enseignants”, mesure qu’il faut “annuler”, plaide-t-elle. “Il faut au contraire créer des postes de CPE, d’assistantes sociales, d’infirmières scolaires.”
“LES VIOLENCES DÉSERVENT TOUJOURS LES MOBILISATIONS”
Il faut permettre “au personnel éducatif de faire son travail, d’ouvrir le dialogue avec les lycéens et les lycéennes”, et non pas “fermer les lycées”, poursuit Sophie Binet. “Il faudrait au contraire faire une journée banalisée”, pour permettre aux élèves de “débattre collectivement” et de “décider de leurs revendications et de leurs modes d’action”, et ce “en sécurité dans leurs établissements scolaires”, plaide la numéro 1 de la CGT.
Pour autant, Sophie Binet souligne que “les violences déservent toujours les mobilisations”, “parce qu’elles font diversion des revendications et du contenu de la mobilisation”. “Leurs conditions d’études ont rarement été aussi dégradées. Le nombre d’enseignants non remplacés a doublé ces 10 dernières années. Le nombre d’élèves par classe n’a jamais été aussi élevé”, s’irrite-t-elle.
“PROTÉGER LES MANIFESTATIONS”
Invitée sur TF1, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, assure que les militants du syndicat seront présents à la journée de mobilisation des étudiants et des lycéens mardi, “pour que nos chasubles rouges permettent de protéger (leur) droit de manifester”, “en sécurité”. L’objectif est de “protéger les manifestations”, parce que “nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis 10 jours, cette répression inédite que le gouvernement a utilisée contre des lycéennes et des lycéens”, insiste-t-elle.
Apportant son soutien aux personnels et aux élèves blessés, cette ancienne CPE assure qu’on “ne gère jamais une mobilisation lycéenne comme cela, jamais”. “On n’envoie pas les policiers pour déloger des lycéens et lycéennes qui expriment des revendications légitimes”, exhorte-t-elle.
160 LYCÉES FERMÉS EN ÎLE-DE-FRANCE
Plus d’un tiers des lycées franciliens seront fermés lundi, soit plus de 160 établissements, à la veille d’une nouvelle journée de blocages redoutée par le gouvernement, a annoncé dimanche la présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, sur Franceinfotv. “Malheureusement, on en aura plus de 160 qui seront fermés, ça veut dire en fait plus d’un tiers” des 468 lycées publics que compte la région, a-t-elle déclaré.
“Je suis triste parce que je pense à ce tiers de lycéens qui ne va pas avoir cours pendant des semaines”, a anticipé la présidente de la région la plus peuplée du France, estimant que “l’objectif” de ce mouvement est, selon ses instigateurs, “de tenir jusqu’aux vacances” de la Toussaint, qui commencent le samedi 17 octobre.
UN “ACTE III” REDOUTÉ MARDI
L’Union syndicale lycéenne a promis un “acte III” mardi, redouté par Matignon, qui estime que le mouvement a basculé vers des “violences urbaines”. Une vaste intersyndicale de l’Éducation nationale a appelé à participer aux mobilisations de mardi. La CGT a elle promis d’être “aux côtés” des lycéens, pour notamment “sécuriser” les manifestations, et a appelé les salariés de l’énergie, en grève, à les rejoindre.
“Si on est plus nombreux encore”, que “tous les adultes descendent pour faire la solidarité avec les lycéens, la mobilisation se passerait mieux et peut-être que nous aurons aussi une meilleure prise en considération” de cette mobilisation, “qui est digne”, a dit le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko.
Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a lui aussi appelé dimanche enseignants, salariés et militants à soutenir les lycéens pour que “les revendications émergent plutôt que la violence”.
DEUX VERSIONS QUI S’OPPOSENT
Deux mineurs impliqués dans le passage à tabac d’un policier en civil, vendredi dernier en marge des manifestations étudiantes, ont été mis en examen. L’avocat du principal suspect lui a annoncé son intention de déposer une plainte pour “tentative de meurtre” contre le fonctionnaire.
Policier roué de coups à Belfort : deux mineurs poursuivis pour violences aggravées, l’un d’eux porte plainte pour “tentative de meurtre”
Police, justice et faits divers
L’IGPN SAISIE
Un lycéen de 16 ans a perdu l’usage d’un œil mercredi à Tours, après avoir été blessé en marge du mouvement de blocages des lycées. Les examens réalisés ont établi que la blessure était “compatible” avec un tir de LBD par les forces de l’ordre. La famille de l’adolescent a porté plainte.
Tours : la famille de l’adolescent éborgné en marge du blocage d’un lycée a porté plainte
Police, justice et faits divers
“ACTE DE BARBARIE”
L’adolescent de 15 ans, soupçonné d’avoir actionné un spray enflammé sur le visage d’une passante à Marseille en marge des manifestations lycéennes, a été mis en examen pour “acte de barbarie” et placé en détention provisoire. Il se trouve “à l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille”, a indiqué le procureur. Le jeune homme, qui reconnaît les faits, avait été interpellé vendredi soir.
Femme brûlée au visage en marge d’une manifestation à Marseille : le lycéen mis en examen et écroué
Police, justice et faits divers
PLUS DE 400 LYCÉES FERMÉS CE LUNDI
Après les blocages de lycées marqués par des violences, Sébastien Lecornu a demandé dimanche que les cours reprennent dès lundi “partout” où les conditions de sécurité le permettent, dans une “feuille de route” adressée à ses ministres, qui fixe un calendrier pour répondre à une partie des revendications.
Mais les cours seront “totalement ou partiellement” suspendus lundi dans “400 à 500” lycées où les conditions de sécurité “ne sont pas réunies”, a annoncé sur France 2 le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. “Il y en avait entre 400 et 500 qui ont suspendu les cours” vendredi, sur les 3.700 que compte le pays, et “il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours, progressive”. Il a déploré par ailleurs “78 personnels” blessés “depuis le début des évènements”.
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Bonjour à toutes et tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour du mouvement lycéen, qui entre ce lundi 5 octobre dans sa troisième semaine.
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Après une semaine de blocages de lycées marquée par des violences, Sébastien Lecornu a demandé dimanche soir que les cours reprennent dès lundi “partout”
où les conditions de sécurité le permettent, dans une “feuille de route”
adressée à plusieurs de ses ministres, qui fixe un calendrier pour répondre à une partie des revendications.
Mais les cours seront “totalement ou partiellement”
suspendus lundi dans “400 à 500”
lycées où les conditions de sécurité “ne sont pas réunies”
, a annoncé dimanche le ministre de l’Éducation nationale. “Il y en avait entre 400 et 500 qui ont suspendu les cours”
vendredi, sur les 3.700 que compte le pays, et “il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours, progressive”
, a précisé Edouard Geffray sur France 2 et France Inter, déplorant par ailleurs “78 personnels”
de l’éducation nationale blessés “depuis le début des évènements”
.
Les fermetures interviennent lorsque “les conditions de sécurité ne sont pas remplies”
, soit pour des raisons matérielles, soit parce que des personnels “ont été directement visés”
, a expliqué le ministre.
Plus d’un tiers des lycées franciliens seront fermés, soit plus de 160 établissements, à la veille d’une nouvelle journée de blocages redoutée par le gouvernement, a précisé dimanche la présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, sur Franceinfotv.
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Débuté le 17 septembre dans la région parisienne, le mouvement de protestation et de blocus des lycéens s’est progressivement étendu à tout le territoire et s’est enflammé jeudi dans de nombreuses villes de France.



