🔴Un “plan d’urgence” pour les profs absents dans “quelques heures ou quelques jours”
Le ministre de l’Éducation a annoncé qu’il présentera un “plan d’urgence” sur les remplacements de professeurs absents d’ici “quelques heures ou quelques jours”.
Le manque de professeurs pour cause d’absence temporaire ou de manque d’effectif est une des revendications majeures de la mobilisation lycéenne.
Lors de son échange avec des lycéens à Reims, le ministre assure avoir eu une “discussion construite, complète” avec les élèves. Il a salué les “demandes respectables” d’un “mouvement terni par des violences inqualifiables”.
1 % de grévistes parmi les profs
Selon les premiers chiffres du ministère de l’Éducation nationale, le taux de participation au mouvement social ce jeudi s’établit à 0,82 % parmi l’ensemble des personnels, et à 0,99 % chez les enseignants. Dans le second degré le chiffre est de 1,67 %) notamment dans les lycées généraux et technologiques (2,57 %), ainsi que chez les personnels de vie scolaire (2,33 %).
À noter que ces données n’incluent pas encore les académies de Toulouse, Nantes et Corse.
Le blocus se calme à Alès
Autour de 11 heures, seul un petit noyau de lycéens est resté mobilisé devant le lycée, indique notre journaliste. Au sol devant la grille, un tag résume une partie des revendications : “+ de moyens, + de droits” . Certains élèves quittent l’établissement, tandis qu’un membre du personnel demande, non sans ironie : “Certains veulent rentrer ? Non” .
Les grilles du lycée sont finalement refermées pour permettre aux élèves qui le souhaitent de continuer à étudier. Un panneau affiche également un message : “Les deux de poubelles font peur aux o(RN)rdures” . Le blocus n’est désormais plus que symbolique en cette fin de matinée. Un nouveau rendez-vous est d’ores et déjà fixé vendredi matin
Des suite de l’adolescent à la main arrachée à Lens
Lundi 5 octobre à Lens (Pas-de-Calais), un jeune homme de 15 ans qui manifestait près du lycée Auguste Behal a été grièvement blessé à la main gauche par une grenade de désencerclement. L’hypothèse d’une violence policière se réduit avec les dernières informations de franceinfo .
D’après nos confères, la victime qui stipule ne pas voir ramassé la grenade et l’avoir reçu dans la main, se serait en fait pencher vers l’explosif lorsque la grenade a atterri à ses pieds. Des faits repérés dans une courte vidéo amateur authentifiée par franceinfo . La vidéo en question n’est pas en possession des enquêteurs de l’IGPN, chargée de faire la lumière sur cette histoire qui a couté la main gauche à la victime.
“L’étincelle est partie des lycées de banlieue, mais la poudrière est partout”, assure Bertrand Vidal
Le sociologue à l’Université de Montpellier Paul Valéry analyse l’ampleur de la mobilisation lycéenne pour Midi Libre. Il revient notamment sur la manière dont s’est formé le mouvement de protestation, parti de la banlieue parisienne.
“Le malaise n’est pas simplement territorial, il est générationnel. L’étincelle est partie des lycées de banlieue parce que c’est là que la dégradation du bâti scolaire, le manque de moyens et la tension avec les institutions sont les plus intensément ressentis. Mais la poudrière est partout.”
Une interview à lire ici ⏬
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🔴La situation se tend à Montpellier
Selon nos informations, 5 jeunes ont été interpellés ce matin pour des jets de projectiles. Il s’agit de jeunes qui se trouvaient sur des blocus, notamment au lycée Pierre-Mendes-France.
Au lycée Jean Mermoz, des incendies de poubelles ont été recensés et un jeu du chat et de la souris s’opère entre manifestants et forces de l’ordre.
Par ailleurs, un dispositif de sécurité se prépare du côté du centre commercial Polygone en raison de la forte probabilité que la mobilisation lycéenne se déplace dans le centre-ville de Montpellier.

🟠Le point à Sète
À Sète, environ 150 lycéens de Paul-Valery ont mis en place un barrage filtrant ce jeudi matin à l’entrée de l’établissement. Une sécurité policière est mise en place mais aucun débordement n’a été signalé, confirme notre journaliste sur place.

Les établissements parisiens très mobilisés
Les lycées et facultés de la Capitale sont très actifs depuis ce jeudi matin. L’Université Panthéon-Assas, le lycée Hélène Boucher, l’Institut Catholique de Paris, le lycée Saint-Louis ou encore le lycée Léonard-de-Vinci sont bloqués.
Au lycée Hélène Boucher, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour évacuer le blocage.
Intervention des forces de l’ordre et font usage de gaz lacrymogène pour évacuer le blocage de la circulation sur le cours de Vincennes, face au blocus du lycée Hélène Boucher à Paris. pic.twitter.com/3kEDKS4ks0
— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) October 8, 2026
✍🏻51 000 contributions déposées sur la plateforme Agora
En visite dans un lycée à Reims, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé que “51 000 contributions” ont été déposées, en 48 heures sur la plateforme dédiée aux revendications lycéennes.
🟠Affrontements entre CRS et casseurs à Béziers
Notre journaliste Solene Arnal Casanova nous informe que des affrontements sont en cours au niveau du collège de la Dullague. En marge de la manifestation les CRS tentent de disperser la foule. En face, des jets de pierres sont lancés par ce qui semble être des casseurs (impossible de dire si se sont des lycéens). Les élèves et syndicats appellent au calme et se déplace pour la “vraie” manifestation.
🔴Des syndicats lycéens reçus par les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur
Selon l’AFP, les trois principales organisations lycéennes seront reçues ce jeudi après-midi par Édouard Geffray et Philippe Baptiste.
🟠Le point à Alès
8 heures, les premières poubelles sont installées devant les entrées du lycée Jean-Baptiste-Dumas. Quelques lycéens ressortent. Le rassemblement prend forme. Au milieu du groupe, un jeune lance : “On n’est pas des casseurs”. Les personnels de l’établissement observent attentivement les élèves rassemblés. Des syndicalistes sont également présents.

“On est le lycée JBD. On est des hommes, on sait ce qu’on fait. On est des femmes aussi” , lance l’un des meneurs autoproclamés. Il est 8 h 15. Le blocus se transforme en sit-in, au son de quelques pétards erratiques. Un tag ACAB apparaît. Plusieurs téléphones se lèvent pour filmer la scène. Peu après 9 heures, des jeunes ramènent une poubelle et y mettent le feu devant l’établissement.
Blocus dans le calme à Montpellier
Nouvelle journée, nouveau blocus au lycée Clemenceau, à Montpellier. Un barrage filtrant est une nouvelle fois mis en place pour laisser passer les collégiens. La TaM est sur place pour assurer le passage de la ligne 5, indique notre journaliste Nicolas Zarrouk.

Le lycée Joffre est également touché par un blocus qui se déroule dans le calme. En revanche, rien à signaler au lycée Jean Mermoz, indique notre journaliste. Aucun élève n’est rassemblé devant l’entrée.
Dans l’ensemble la mobilisation est très calme ce matin.
📸Blocus au lycée Dhuoda, à Nîmes
Le lycée Dhuoda est bloqué depuis ce matin. Plusieurs élèves se sont rassemblés, ont placé des poubelles et des chariots pour bloquer l’entrée. Un feu de poubelle a été lancé.
Des bruits d’explosions ont été entendus. Il s’agirait de bouteilles de protoxyde d’azote et de déodorants lancés dans le feu de poubelles.


🗣️Raphaël Glucksmann n’ira pas manifester avec les lycéens
“Je ne pense pas que le rôle d’un politique soit d’aller manifester. Ce qui compte c’est d’apporter des réponses” , a déclaré le candidat de Place Publique à la primaire de la gauche, sur France 2.
Il soutient qu’il “faut transformer en profondeur Parcoursup, diminuer le nombre d’élèves par classe” et plus de professeurs dans les établissements.
🗣️”On ne tire pas sur nos enfants”, Olivier Faure
Invité de France Info ce matin, le candidat PS à la primaire de la gauche Olivier Faure s’est exprimé sur les violences policières. “On ne tire pas sur nos enfants, c’est aussi simple que ça”, lance-t-il, “entre un abribus détruit et une mâchoire détruite, mon choix est fait depuis longtemps”.
“J’ai toujours considéré que les policiers faisaient leur métier, ce n’est pas à eux qu’il faut s’adresser, c’est à ceux qui leur donnent des ordres” , conclut Olivier Faure.
🔴Grève des syndicats de l’Éducation en soutien aux lycéens
Plusieurs syndicats d’enseignants français ont appelé à soutenir la nouvelle journée de mobilisation des lycéens ce jeudi, pour réclamer davantage de moyens pour l’éducation, ont-ils annoncé mercredi lors d’une conférence de presse.
“Nos cinq organisations seront en soutien à la mobilisation” de jeudi, a déclaré Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, hier.
761 membres des forces de l’ordre et 215 lycéens ont été blessés
Des chiffres rapportés par le ministère de l’Intérieur et rassemblent l’ensemble des blessés depuis le début de la manifestation.
❌Premiers blocages en région
Selon notre journaliste d’Alès Alexandre Maniez, un blocus a débuté devant le lycée Jean-Baptiste Dumas, à Alès.
Depuis 8 heures, le blocus s’est mis en place. des poubelles sont placés devant les portiques d’entrés. “On bloque tout, pour les bonnes causes, on a des revendications”, annonce un manifestant au microphone. Les forces de l’ordre et les pompiers sont présents aux abords du blocus. Certains étudiants ont û rentrer dans l’enceinte du lycée avant le début du blocus.
À Montpellier , le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) annonce le blocage de six sites universitaires : l’Université Paul-Valéry, Fac de Droit et Sciences Politiques (rue de l’université), Fac des Sciences (campus Triolet), Faculté d’Économie (campus Richter) ou encore la Faculté de Pharmacie, campus IRTS.
À Sète , c’est le lycée Paul Valéry qui est concerné par un blocus.
🗣️Retour sur l’allocution du Premier ministre
Sébastien Lecornu a pris la parole depuis sa résidence de Matignon hier soir. Outre la crise agricole et la crise des carburants, il a annoncé que les premières décisions du gouvernement sur les lycées seront présentées à la fin du mois d’octobre.
👮🏻 Sur la question des violences policières lors des manifestations, le Premier ministre a rappelé que “les forces de l’ordre n’ont pas pour instruction d’affronter les lycéens. Leur mission est de protéger les biens, mais surtout les personnes, de faire respecter la loi et de permettre l’accès aux établissements scolaires”.
💰Il a également annoncé une hausse du budget de l’Éducation nationale : “Le budget pour l’année prochaine porte les crédits de l’Éducation nationale à 64 milliards d’euros, avec une nouvelle hausse de 1,2 milliards d’euros par rapport à l’année dernière”.
94% des établissements scolaires sont ouverts, soit totalement, soit partiellement
❌224 établissements fermés ce jeudi
Selon des chiffres prévisionnels du ministère de l’Education nationale, “224 établissements connaissent une fermeture totale” ce jeudi 8 octobre.
En parallèle, 151 lycées “rouvrent partiellement”.
Début du live
Bonjour et bienvenue sur ce direct. Midi Libre consacre ce papier à la mobilisation et la colère des lycéens présents aux abords des établissements scolaires. Un mouvement social qui perdure depuis bientôt deux semaines. Les revendications sont nombreuses, les syndicats étudiants rejoignent les jeunes et des tensions éclatent dans plusieurs villes de France.